6 nov. 2009

La Grande Histoire

On aura tout de même appris il y a vingt ans que le totalitarisme pouvait s'autoconsumer... Le XXème se sera en quelque sorte auto-régulé ainsi.

5 nov. 2009

Délation

Dîner très sympa entre Boys hier soir au restaurant du Klay, le nouveau klub de sport de BadBoy (en vérité ce n'est pas le nouveau, c'est le premier)... nouveaux profils très sympas avec lesquels la conversation roule, bon'enfant et joyeuse, jusqu'au dérapage, même pas du fait de Fif-conso, pour une fois.

Il y est devenu question de la consommation sur place dans les klubs de sport, si les plus mal intentionnés voient ce que l'on peut vouloir dire par là (et pour les plus obsédés de bouffe, non cela n'était pas le sujet). On y évalue ce qui est autorisé et ce qui ne peut pas l'être : BadBoy a frolé la délation par Fif-vengeur mais celui-ci n'a pas osé car il a été dit, entre deux éclats de rire, que c'étaient tous les mots en -tion qui étaient interdits : on vous laisse deviner.

Pour fêter cela, merci à ES, marque espagnole quasi-inconnue jusqu'à l'été et ses multiples maillots de bain à Es Cavallet, de nous avoir juste déballé sa pub pour la prochaîne collection. Tiens c'est pas un sauna au deuxième plan ?

Soeur Anne ne vois-tu toujours rien venir ?

BadBoy n'est pas hyper-nationaliste mais il tire une certaine satisfaction du fait que la France a réussi, au cours des 30 dernières années, à maintenir son standing économique, notamment grâce à sa maîtrise de certaines industries : aéronautique, transports en général, etc... C'était en particulier à ses yeux, le symbole d'un patrimoine relativement inoxidable, et la réponse aux craintes type péril jaune... une façon d'endiguer la lente érosion de la suprématie, un vague espoir que sur deux ou trois générations, on puisse encore parler de la France, au moins le temps de se préparer à voir d'essayer d'influencer la suite. C'était la preuve qu'à court terme on ne serait pas que dans une réserve à jolies choses et où on mange bien, mais aussi un pays au rayonnement intellectuel et innovant.

Alors il prend très très mal l'affaire de l'EPR, la nouvelle génération de centrales nucléaires, qu'Areva est en train de foirer. Cause que BadBoy a toujours pensé qu'à tout prendre, crever pauvres et enfumés aux gaz à effet de serre ou crever riche et irradiés, il fallait opter pour la deuxième variante et gérer le risque au plus serré. Il a toujours regardé de très très haut ses petits camarades de collège qui arboraient des autocollants "AtomKraft Nein danke", estimant notamment que Greenpeace cachait mal un financement et une inspiration bien trop rouges (avant la chute du mur et que Hernu leur fit l'honneur d'une ridicule déclaration de guerre) pour être crédible.

Alors il en veut à la parachutée incompétente d'Areva, Soeur Anne, qui plante le nucléaire français, son image, ses finances et antagonise de ce fait une partie de la population, alors qu'on ne m'a toujours pas démontré en quoi c'était mieux de crever sans usines, ni chauffage ni transports. Il se demande quelles saloperies elle a emporté dans ses malettes en quittant l'Elysée il y a un millénaire pour tenir, alors que depuis 24 mois la Finlande tire la sonnette d'alarme.

3 nov. 2009

Halloween dévoyé...

...et pour le meilleur. Cette fête yankee que BadBoy a toujours assortie d'un soupçon de mépris vient enfin de se révéler... !

C'est qu'après un samedi consacré au sommeil, à un apéritif tellement drôle avec un oncle et une tante de 80 ans et à la taille des rosiers de la Chlorophylle, la Club S Créatures a tenu toutes ses promesses... et plus parce que le hasard (enfin BadBoy aime à croire) fait bien les choses !

Look déjantés, musique très honnête, et de nombreux représentants de la tribu BadBoyzienne élargie ont assuré un moment d'enfer.

Bon soyons clairs, BadBoy s'est comporté très Bad, mais il n'avait pas le choix... "it was beyond his control". Et puis il faut bien que jeunesse se fasse ou se passe ?!

Et puis, nos suiveurs juniors dans la Boyzitude ont tendance a voir les choses avec tellement de légèreté que l'on ne se sent engagé à rien, alors autant apprécier. Et fi des ragots et commentaires sur les différences (ya même en fait un certain plaisir exhibitionniste)...

Merci à Diablotine pour cette pix...

30 oct. 2009

La Chloro en attendant la Club S

Comme il l'indiquait un peu plus tôt, BadBoy se sauve se reposer au vert avant de festoyer en Créature ce samedi soir. Pour fêter cela et pour rassurer ses lecteurs les plus assidus : non il n'a pas décidé que ce blog serait définitivement chiant, il a sélectionné sur ACdG, cette promotion de Gilly Hicks, marque australienne de sous-vêtements féminins... la preuve que la campagne ça peut-être chaud !

BadBoy s'oblige à une pensée structurée

Oui bon les précédents postes ne doivent pas faire craindre le pire, BadBoy reste un animal politique et social. On his mind, today quelques faits graves :

1- il y a vingt ans, il vivait en Allemagne dans ce qui était la République Fédérale, il représentait (avec un bel uniforme d'officier de Marine juvénile) les forces du Monde Libre face au système communiste pourrissant... il a donc vu tomber le mur, il y a vingt ans, en Europe, les gens fuyaient leur pays pour leurs idées et pour manger. Il se rappelle aussi l'aveuglement des agents diplomatiques qui ne voyaient pas le sens de l'Histoire, il se rappelle les vues courtes de Mitterrand sur la réunification, il se rappelle que les allemands eux pleuraient de bonheur ;

2- il a vu les photos de Barack Obama saluant les cercueils des militaires américains morts en Afghanistan. Quand BadBoy pense que Bush n'a jamais eu le courage de faire la même chose, qu'il interdisait même la représentation médiatique de la mort au front, il a juste envie de ne laisser qu'une personne aux mains des tortionnaires de Guantanamo : W. ;

3- Pierre Michon a obtenu le prix de l'Académie Française pour Onze. BadBoy est devenu un inconditionel mais il n'ose pas encore en parler dans ses diners flirteurs (flute, une rechute) ;

4- Le débat national sur l'identité française, il n'est pas certain que ce soit le sujet du moment, mais en revanche, le thème en soit de la "Francéité" le fascine. Il trouve que Max Gallo a posé de bonnes premières pierres ce matin dans le Figaro avec ses 10 points cardinaux à l'heure actuelle : droit du sol, égalité, Etat, citoyenneté, école, laïcité, éclatement, langue française, égalité des femmes, universalisme (humanisme universel).

Endomorphines

OK c'est pas lié à une activité physique particulière, mais BadBoy se sent bourré d'endomorphines actuellement. Il faut croire qu'il en a identifié une nouvelle source ?

Il va réfléchir à la question à la Chlorophylle durant 24 heures avant de revenir boire à la source samedi soir dans le cadre d'une Club Sandwich dont il attend peu mais espère beaucoup.

Decision tree

-1. BadBoy avait passé une fin de semaine un peu terne

0. BadBoy décide d'aller à une soirée puis une autre le samedi soir
0'. Il doit motiver Fif-rienàfoutre pour qu'il ne reste pas pépère à la maison
1. Première soirée très réussie
1.1. Aller à la seconde soirée
1.2. Rester à la première
2. Boire comme un trou et tchacher à la première soirée (sage)
3. Dansouiller à la seconde soirée
4. Arrivée de TLC-pump à la seconde soirée - on va se comporter civilement
5. Un très beau masque de BatMan passe à proximité
5.1. Se jeter sur lui, dire "moi c'est BadBoy" et lui parler
5.2. Le regarder passer
5.3. Se jeter sur le délicieux Maître de maison
5.4. Se jeter sur FE et Fif (syntax error - unlogical match - les deux sont déjà en train de jouer la provoc)
6. Le trouver sympa
6.1. Parler de choses graves
6.2. Se jeter sur sa bouche
7. Savourer
7.1. Se dire que c'est con et partir
7.2. Lui dire qu'il embrasse comme un Dieu et tomber amoureux
7.3. Lui reprocher d'embrasser comme une ventouse
8. Essayer de se faire pardonner en étant drôle - dans tous les cas BatMan essaie de se débarrasser de BadBoy
8.1. Passer au suivant
8.2. Le suivre lorsqu'il vous dit qu'il va vous présenter son filleul
8.3. Se rejeter sur sa bouche
9. Être foudroyé par le regard du filleul
9.1. Parler avec le filleul pour le découvrir
9.2. Fuir
9.3. Se jeter sur la bouche de BatMan
9.4. Se jeter sur la bouche du filleul
10. Découvrir que le filleul adore l'opéra
10.1. Se suicider
10.2. Parler d'opéra
10.3. Parler du beau temps
10.4 Dire à BatMan qu'il charrie de nous mettre dans des situations si embarassantes
11. Parler d'opéra et d'autre chose
11.1. Dévorer le filleul des yeux et parler d'opéra
11.2. Oublier le filleul et aller parler d'opéra ailleurs
11.3. Violer le filleul
12. Parler de vieilles maisons en Touraine
12.1. Se dire que ce n'est pas vrai, que le filleul invente et qu'il ne peut être intéressé par ça
12.2. En rajouter
13. Caresser le cou du filleul
13.1. Se jeter sur sa bouche
13.2. Parler d'opéra
13.3. Rejoindre BatMan pas farouche
14. Frôler le filleul
14.1 Se jeter sur sa bouche
14.2. Parler de la Touraine
14.3. Rejoindre les autres garçons pas farouches
15. Le filleul se jette sur BadBoy

Le cheminement de BadBoy : -1, 0, 0', 1, 1.1, 2, 3, 4, 5, 5.1, 6, 6.2, 7, 7.3, 8, 8.2., 9, 9.1, 10, 10.2, 11, 11.1, 12, 12.2, 13, 13.2, 14, 14.2, 15.

28 oct. 2009

Pour une jouissance à court terme

BadBoy a vécu dix années glorieuses depuis son retour des colonies, un épanouissement certain dans des vies qui ne le remettaient pas trop en cause, des grands moments de bonheur en couple que suivaient des crises amoureuses qui le faisaient se replier tellement sur lui-même (déjà qu'il est un peu égocentrique...) qu'il ne vivait plus, ni ne changeait rien aux paramètres de sa vie, intermèdes dont il refermait vite la parenthèse (il ne va pas ici hiérarchiser les couples et les ruptures, tout a compté, chacun dans son moment et d'ailleurs chacun est toujours essentiel).

Bref, il a vécu dans la perspective de bien-être supérieurs, prolongements de ce qu'il vivait ou croyait vivre ou, au pire, de ce qu'il croyait venir. Quant à ses périodes de célibat, en dehors de quelques furtifs épanchements très cachés et sans témoins, au hasard téléphonique, elles n'avaient de sens que parce qu'elles se finiraient "marié", et ses périodes de mariage n'existaient que parce qu'elles étaient définitives et exclusives (qu'il croyait !).

C'était un peu la jeune Cécile de V sortant du couvent avec quelques éruptions "hormonéennes". C'était génial pour BadBoy dans les périodes de couple (mais peut-être pas toujours pour ses chéris au même moment) et c'était horrible pour lui en dehors.

Tout récemment, il a constaté qu'il allait droit dans le mur, qu'il était juste fou, au sens propre de reproduire les mêmes choses en espérant un résultat différent, que ce n'était pas aux autres de se réformer mais lui qui devait revisiter tant de choses. Son but supérieur puisqu'il y croyait, devait avoir nécessairement une forme élastique, une structure non-homogène et variable dans le temps. Il ne pouvait tout contraindre à l'épouser. Il fallait oublier les histoires d'amour d'adolescence qui rendent heureux à 70 ans, conneries d'une littérature fumeuse... Il fallait comprendre qu'Hadrien avait eu plusieurs vies, que son amour d'Antinous n'avait duré que parce que le jeune bythinien avait disparu... Qu'il fallait accepter des choses qu'il n'avait pas vécues depuis quinze ans, accepter la générosité des bonheurs innocents et sans visibilité à court terme, en particulier. Evidemment devant les expériences accumulées, ce n'était pas un choix ; c'était une nécessité.

Depuis trois semaines, depuis une certaine expérience, il a opté pour des fous-rires furtifs, des plaisirs d'ado découvrant le corps de l'autre, des flirts non-consommés, des abandons de programme de dernière minute passeke fait-ch..r, des nuits trop courtes car le dîner trop long ou post-vernissage a presque empiété sur son rendez-vous du lendemain matin, des cochoncetés assumées, des enchaînements stakhanovistes d'activités qui lui font envie, des courses non-faites, des dîners ou des soirées où il connaissait peu de monde et où il irait parler aux autres inconnus, des appels intempestifs à ses amis... Il fait même son cinéma à la Cour avec des demandes extravagantes.

Et il est heureux, comme dans les grands moments de complicité avec ceux de toujours, ni plus ni moins, moments qui heureusement existent sous une forme nouvelle - la seule limite étant de s'interdire de faire du mal aux autres (ce qui n'est pas facile à juger car quand on est BadBoy on croit tellement qu'on est indispensable qu'on croit toujours faire du mal aux autres en n'étant pas là).

Aux dernières nouvelles, BadBoy a eu envie de faire son BadBoy d'il y a dix ans, il a remis une veste pour une soirée, comme un mec de son âge et de son background qui s'assume, soirée où il ne connaissait qu'une faible portion des teufeurs... il a vite zappé les nauséeux, il est allé franco vers un but, il a été vraiment très heureux avec tous les autres.

C'est juste un symptôme... Durera-ce ou ne durera-ce point ? On en reparle.

[un dîner à celui qui cromprendra le choix de l'illustration]

26 oct. 2009

Joie éthérée

BadBoy plane ce lundi... pas la tête en vrac comme d'habitude, mais avec une sensation d'altitude... effets secondaires d'un w/e beaucoup plus riche qu'attendu...

Malheureusement comme il parle dans le poste durant 48 heures il n'a pas de temps à lui, à vous, il ne peut tout narrer ici bas immédiatement.